PROMOREN : le point sur l’état d’avancement du projet

PROMOREN L’eau, source de développement.

Depuis le lancement du Projet de mobilisation des ressources en eau du bassin versant du Nianija Bolong (PROMOREN), le 21 février 2025 à Koungheul, nous poursuivons, à travers l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), notre engagement en faveur d’une gestion durable des ressources en eau et du développement des territoires concernés.

D’un coût global de 36 milliards de FCFA, avec le concours financier de l’État du Sénégal et de la Banque islamique de développement (BID), le PROMOREN constitue un investissement stratégique pour la région de Kaffrine. Il vise à renforcer la disponibilité de l’eau, à soutenir les activités agricoles et pastorales, à favoriser le développement de la pisciculture et à améliorer les conditions de vie des populations.

Depuis le démarrage du projet, nous accordons une attention particulière au suivi des travaux, à la coordination avec les entreprises et à l’évaluation régulière des réalisations sur le terrain. Notre démarche repose sur un principe essentiel : veiller à ce que les infrastructures prévues répondent aux besoins des populations et contribuent durablement au développement économique et social de la zone d’intervention.

Sur le plan des réalisations, le programme prévoit notamment la construction d’un barrage anti-sel à Sam Pathé Wilane, le dragage d’environ 51 kilomètres de cours d’eau, la réalisation de 17 ouvrages de retenue et de franchissement, la construction ou la réhabilitation de trois ouvrages de seuil, ainsi que la restauration de cinq mares naturelles et la réalisation d’un bassin piscicole. Ces aménagements doivent permettre une meilleure maîtrise des ressources hydriques et une valorisation accrue du potentiel économique du bassin versant.

Les visites de terrain réalisées depuis le lancement du projet nous permettent d’apprécier progressivement l’évolution des différents chantiers. En mars 2026, la visite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a notamment permis de constater les avancées enregistrées sur plusieurs sites et de rappeler aux entreprises l’importance du respect des délais contractuels.

Par la suite, les informations communiquées par l’entreprise Incatema en juillet 2026 ont fait état de la progression des travaux sur plusieurs ouvrages, notamment au niveau du barrage de Ko Socé et du barrage de Saly Escale. Elles faisaient également état de plus de 7,6 kilomètres de dragage et d’excavation réalisés sur le tronçon situé entre le pont de Koungheul et le barrage de Koumbidia. Ces avancées constituent des étapes importantes dans la mise en œuvre du programme, même si un bilan actualisé demeure nécessaire pour déterminer précisément le niveau d’exécution de chaque composante.

Nous avons également poursuivi les missions de suivi au plus près des réalités du terrain. Le 16 septembre 2026, les échanges avec les entreprises, les comités de gestion et les populations ont permis de recueillir des observations sur l’évolution des travaux et les effets de certains ouvrages sur les déplacements et le désenclavement des localités.

Ces échanges sont essentiels. Ils nous permettent de mieux comprendre les attentes des communautés, d’identifier les difficultés persistantes et de prendre en compte les réalités locales dans le suivi du projet. Les témoignages recueillis sur l’amélioration de la mobilité autour de certains ouvrages de franchissement illustrent l’importance de ces infrastructures pour les populations.

Dans cette même dynamique, la mission de supervision menée le 30 septembre 2026 avec la Banque islamique de développement et l’Unité de gestion du projet a permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, les contraintes rencontrées et les mesures correctives à envisager. Cette démarche témoigne de notre volonté de renforcer le suivi technique et opérationnel du PROMOREN, tout en maintenant une coordination étroite avec notre partenaire financier et les différentes parties prenantes.

À ce stade, nous devons poursuivre les efforts engagés pour consolider les réalisations, accélérer les travaux lorsque cela est nécessaire et assurer un suivi rigoureux des recommandations formulées lors des missions de supervision. La priorité reste de disposer d’une vision actualisée de l’avancement physique et financier du programme, de l’état des ouvrages et des échéances de réalisation.

Au-delà des infrastructures, notre ambition est de mobiliser durablement les ressources en eau au bénéfice des populations. Le PROMOREN doit contribuer à la mise en valeur des terres agricoles, au développement de l’élevage et de la pisciculture, à l’amélioration des conditions de production et au renforcement de la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques.

Les objectifs du projet, notamment la mobilisation de 46,6 millions de mètres cubes d’eau par an et la mise en valeur de 12 000 hectares de terres, traduisent l’ampleur des transformations attendues. Leur concrétisation nécessitera non seulement l’achèvement des infrastructures, mais également une gestion durable des ouvrages, leur entretien et une appropriation effective par les bénéficiaires.

Nous sommes conscients des attentes suscitées par ce projet et de la responsabilité qui nous incombe dans sa mise en œuvre. C’est pourquoi nous continuerons à renforcer les missions de terrain, le dialogue avec les entreprises, la collaboration avec la BID et la concertation avec les communautés bénéficiaires.

Notre objectif est clair : faire en sorte que chaque réalisation contribue à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à renforcer les capacités économiques des territoires concernés.

À travers le PROMOREN, nous travaillons à faire de l’eau un véritable levier de développement territorial, de sécurité alimentaire et de résilience climatique. C’est dans cette perspective que l’OLAC poursuivra son engagement pour assurer le suivi du projet, accompagner la levée des contraintes et veiller à la concrétisation des résultats attendus au bénéfice des populations.

Diarra Sow
Directrice générale de l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC)